Accoucher seule: pourquoi pas ?

Assalamalayki wa rahmatoullahi wa barakatouhou


J’espère que tu te portes bien bi idhni Allah.


Accoucher seule, cela peut sembler être un pari fou. Quelque chose d’inconscient, d’égoïste ou même d’irresponsable.


Et pourtant de plus en plus de femmes franchissent le pas et décident d’avoir recours a un accouchement non assisté.


Peut-être en as-tu déjà entendu parler? Ou cette appellation est sûrement nouvelle pour toi.

Voyons donc tout cela de près.

Accouchement non assisté: le choix d'accoucher seule

accoucher seule

Concrètement il existe aujourd’hui 3 façons d’accoucher.

1- Accoucher en structure hospitalière.

C’est la façon la pus fréquente de mettre son enfant au monde.

Elle est classique, évidente et rassurante. Que ce soit en clinique ou à l’hôpital, les professionnels de santé peuvent facilement prévenir les risques. Ils peuvent également agir rapidement en cas de problèmes.

L’accouchement physiologique étant en forte demande, les hôpitaux sont de plus en plus équipés en salle nature.

Il y a également les maisons de naissance qui sont une bonne alternative entre l’hôpital et le confort de son domicile.

2 – Accoucher à domicile avec sage-femme.

J’ai écrit un article complet sur l’AAD: C’est décidé, j’accouche à la maison.

Pour accoucher à la maison il faut respecter un certain nombre de critères pour qu’une sage-femme accepte de te suivre. Toujours est-il, si tu as trouvé une sage-femme à domicile. Car malheureusement elles ne sont pas nombreuses et bien souvent débordées.

Alors certaines femmes refusant catégoriquement l’hôpital, décident de tenter le tout pour le tout…

3 – Accoucher seule ou l’accouchement non assisté .

ANA de ces initiales, cet accouchement se déroule à la maison, mais sans aide médicale. C’est-à-dire que ni médecins ni sage-femme ne seront sur place pour aider la maman. 

Sont présentes uniquement les personnes que le couple a décidé de choisir. 

Attention, je ne parle pas d’un accouchement inopiné qui arrive alors que cela n’est pas prévu. Non, non, c’est un choix fait et évalué par le couple de futurs parents. 

Bien sûr, tout ceci ne se passe pas sur un coup de tête. La décision doit être mûrement réfléchie et la balance bénéfice risque bien calibrée. Je te donne un peu plus loin mes conseils pour un A.N.A en toute sécurité.

Et là, la première question qui se pose est la suivante.

Pourquoi vouloir accoucher seule ?

La question mérite d’être posée. Toutefois voyons les choses sous un autre angle. Laisse moi donc te poser la question suivante.

Serais-tu prête à avoir un orgasme dans une salle d’accouchement?

NON, je ne pense pas. Moi non plus d’ailleurs.

Et bien les hormones responsables de l’accouchement sont sensiblement les mêmes que celles produites lors d’un rapport sexuel. 

Il est donc tout à fait normal que la femme ait besoin de s’isoler avec les personnes en qui elle a confiance. Cette ambiance va alors lui permettre de lâcher prise est d’accoucher le plus simplement du monde.

Toutefois, la société a réussi à faire de l’accouchement quelque chose de risqué. Enlevant par la même occasion la capacité aux femmes d‘accoucher seule. 

L’accouchement est donc perçu aujourd’hui comme un événement à risque nécessitant une surveillance accrue, des protocoles stricts et difficilement changeables. 

Malheureusement, toute cette surmédicalisation n’est pas sans conséquence. Sans aborder les complications envisageables, ce sont les violences qui sont de plus en plus nombreuses.

Les violences obstétricales parlons-en justement.

On en parle de plus en plus, et heureusement.

On y retrouve : les épisiotomies faites à outrance, les remarques désobligeantes des soignants, les examens faits sans consentement et  j’en passe.


C’est dans ce contexte de surmédicalisation, de violences et d’intrusion que les femmes décident d’accoucher seule.


Mais pas seulement. Le nombre de maternités de proximité fermant les unes après les autres et les sages-femmes à domicile se faisant rares, certaines n’ont pas d’autre choix que d’accoucher sans aide médicale.

En faisant ce choix, elles redeviennent pleinement actrices et non plus victimes d’une surprotection.

 

Mais est-ce légal d’accoucher seule?

Accouchement non assisté et loi

En France, rien n’interdit d’accoucher chez soi. Donc de ce côté, pas de craintes à avoir.

Les problèmes se posent au moment de déclarer l’enfant.

 

Sur le site du service public, il est mentionné qu’une attestation d’un médecin ou d’une sage-femme doit être fournie.

Or, si tu souhaites accoucher sans assistance médicale, personne ne pourra te fournir ce document. Pour la simple raison qu’il faut être témoin de l’accouchement pour le faire.

C’est donc la personne qui aura assisté à l’accouchement qui devra l’écrire, le père ou la mère elle-même.

Voici un exemple de ce qui pourra être rédigé par le déclarant

“Je soussigné Mr X, conjoint de Mme X, certifie que Mme X (née Y) a accouché le dd/mm/aaaa à –h—à l’adresse suivante…L’enfant est de sexe … Né vivant et viable, au terme de x semaines de grossesse”

Bien évidemment, ce genre de déclaration n’étant pas fréquente, il se peut que le papa se fasse refuser sa demande. Ce qui n’est pas légal.

Voici les textes de loi relatifs à la déclaration de naissance. Le déclarant peut alors les présenter pour faire valoir ce que de droit.

Site légifrance

Service public

Site afar

 

Accoucher seule ne signifie pas pour autant prendre des risques. Voici mes conseils avant de se lancer dans un ANA.

Mettre toutes les chances de son côté

Qu’on se le dise, certains accouchements ont bel et bien besoin d’être surveillés.

Comme a très bien dit une gynécologue « ça ne se passait pas toujours bien dans les cavernes ». Certes, sa métaphore laisse quand même à désirer, ramenant les femmes voulant un accouchement naturel au statut “d’homo-jenesaisquoi”. Mais l’information n’est pas fausse.

Voici donc mes conseils avant d’avoir recours à un accouchement non assisté. 

Toujours est-il que je recommande vivement de se faire accompagner d’une sage-femme pour ce jour. À toi de compléter cette liste non-exhaustive.

Avoir un suivi régulier :

Afin de s’assurer que bébé se porte bien. En cas de complications, vaut mieux ne pas prendre de risques et prévoir un accouchement à l’hôpital. 

Faire ses prises de sang, ses échos, se rendre au rendez-vous d’usage – y compris le rdv d’anesthésiste – .

Accouchement non assisté ne veut pas dire GROSSESSE non assistée également.

Avoir suivi un ou plusieurs cours de préparation à la naissance.

Plus tu seras préparée au déroulement de l’accouchement, plus tu sauras à quoi t’attendre et plus se sera facile. 

Ces cours te permettront d’en savoir plus sur le processus de l’accouchement. La gestion de la douleur y est  beaucoup abordée.

Tu pourras également poser le maximum de questions à la sage-femme si des interrogations persistent.

Lire un maximum de témoignages sur les accouchements naturels.

Qu’ils soient effectués avec ou sans sage-femme. Ils permettront de te rassurer sur ta capacité à mettre au monde seule ton bébé.

Les témoignages ne manquent pas sur internet. Toutefois il est mieux de s’entourer de femmes ayant réellement vécues un accouchement à domicile ou mieux un ANA.

Elle sera disponible pour répondre à tes questions ce qui n’est pas évident avec des témoignages issus du net.

Tu peux également joindre des groupes Facebook sur les accouchements non assistés. 

Bien choisir son accompagnant à la naissance.

Il peut s’agir de ton mari, ta mère, une amie ou même une doula.

Son rôle est souvent incompris, mais il n’en demeure pas moins primordial.

Il te soutient dans ton projet, te rassure, t’aide et répond à tes besoins.

Prévoir une solution en cas d’urgence. 

Comme dans tout projet de naissance, les choses se passent souvent différemment. 

Ainsi, même si tu penses être capable d’accoucher seule, il faut tout de même prévoir une roue de secours en cas de pépins. Que ce soit se rendre dans un hôpital proche, appeler les secours ou une sage-femme. 

Voici quelques exemples de complications : liquide amniotique teinté, fièvre maternelle, fatigue, sensation que bébé est bloqué, étourdissement, pâleur, essoufflement soudain… 

Se renseigner sur les gestes de secours n’est pas un plus selon moi. C’est quelque chose d’indispensable pour tous.

Renseigne toi auprès de la croix rouge ou de la protection civile pour voir quelles sont les dates des prochaines formations.

Tu as la parole

L’accouchement non assisté te semble-t-il réaliste ? 

Connais t quelqu’un ayant accoucher seule, comment cela c’est il déroulé ? 

Qu’Allah azawajal te préserve de tout mal et te facilite ton accouchement.

 

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