Jeûne intermittent et grossesse

Assalamalayk, j’espère que tu te portes bien bi idhni Allah.

Aujourd’hui j’accueille Lucie du blog vivons physiologique. Elle vient nous parler de son retour d’expérience sur le jeûne intermittent pendant sa grossesse.

Voici son article

flore intime

Lorsque l’on tombe enceinte, que ce soit pour la première fois ou non, ce ne sont pas les informations contradictoires qui manquent.

  • Pas de produit laitier, 

  • 2 à 3 produits laitiers par jour,

  • Manger encore allongée,

  • Boire plutôt que manger au réveil,

  • Pas de légumes crus, 

  • Beaucoup de féculents…

On se sentirait presque perdue…

Dans le but de clarifier un petit peu la situation, je vais vous parler aujourd’hui d’une pratique que j’affectionne tout particulièrement et que j’ai pu tester durant ma troisième grossesse. 

Une technique qui est très rarement associée à la grossesse car beaucoup de peur l’entoure. Il s’agit du jeûne intermittent.

Car oui, j’ai pratiqué le jeûne intermittent pendant toute ma grossesse et je vous dévoile ici tout ce que cela m’a apporté in sha Allah.

Qu'est-ce que le jeûne intermittent ?

Il y a certains mots qui provoquent très souvent des réactions inexpliquées de la part de nos interlocuteurs. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le mot « jeûne » en fait partie.

Beaucoup de peurs sont véhiculées autour de cette notion de « jeûne » et le mot « intermittent » ne vient que renforcer ce côté mystérieux.

Je ne vous parle même pas de son évocation dans la même phrase que le mot « grossesse » (j’y reviendrai).

Et pourtant, s’il y a bien une pratique ancestrale et physiologique, c’est bien le jeûne.

Les principes de base

Lorsque l’on parle de « jeûne » et surtout de « jeûne intermittent », il est bon de savoir les principes de base pour savoir de quoi il s’agit exactement.

Ainsi, les peurs et les préjugés disparaîtront pour laisser place à l’envie d’expérimenter cette incroyable médecine d’auto-guérison et d’auto-régulation du corps.

Le jeûne intermittent: c’est donc le fait de se priver volontairement et consciemment de nourriture solide (et liquide selon les cas) pendant un laps de temps décidé par la personne concernée.

Le but: concentrer les prises alimentaires sur une même plage horaire qui peut aller de 2 à 8 heures (par exemple) pour que le reste du temps, l’organisme ait la possibilité de se nettoyer.

En effet, il est très important de comprendre une chose lorsque l’on s’intéresse à la santé.

La digestion est l’activité prioritaire du corps.

Dès que vous mangez un aliment, aussi sain soit-il, il provoquera automatiquement un processus digestif dans votre corps.

Jusque là, vous me direz, on ne voit pas où est le problème.

Ce qu’il faut savoir également, c’est que la digestion prend énormément d’énergie et qu’un certain nombre de tâches ne peut être effectué si un processus digestif est en cours.

Ainsi, manger toute la journée, 3, 4, 5 fois voire plus par jour (et parfois même la nuit) va incroyablement fatiguer l’organisme et va empêcher la mise en place d’autres mécanismes, dont celui de nettoyage et d’auto-guérison.

Donc le jeûne intermittent, concrètement, c’est juste le fait de rassembler tous ses repas de la journée sur une seule et même plage horaire.

Choisir la plage horaire qui nous convient le mieux

Mais comment déterminer la plage horaire la plus efficace pour nous ?

La réponse est claire: il faut expérimenter.

 

Pour certains, la plage horaire des repas durera 9 heures et se situera entre 11h et 18h.

Pour d’autres, elle sera plus petite pour ne durer que 2 ou 3 heures, entre 14h et 17h ou bien  entre 17h et 20h par exemple.

Ce ne sont que des horaires indicatives que je vous donne, à vous de faire les choix qui vous conviennent et qui vous arrangent le mieux.

C’est vous qui mettez en place ce système de plage horaire comme vous le ressentez.

Et l’avantage, c’est que vous pouvez l’adapter en fonction de ce qu’il se passe dans votre journée.

 

Je conseille toutefois d’éviter de concentrer tous vos repas de la journée dès le matin au réveil.

En effet, c’est la matin, particulièrement entre 6h et 9h, que votre corps rentre le plus en nettoyage et est le plus efficace dans cette tâche (eh oui les hormones sont matinales).

 

Donc, si vraiment au début vous avez du mal à ne pas manger le matin au réveil, repoussez progressivement l’heure de votre petit-déjeuner.

On ne se rend pas compte à quel point reculer sa première prise alimentaire d’une demi-heure peut déjà changer beaucoup de choses pour notre organisme.

Une règle de base à toujours avoir en tête: écoutez-vous et pas à pas, vous saurez ce qui est le mieux pour vous.

Qu'est-ce qui rompt le jeûne intermittent ?

L’une des questions que l’on pose souvent, c’est de savoir ce qui rompt le jeûne intermittent.

 

Et la réponse est encore une fois très claire mais déstabilisante à la fois: ça dépend du type de jeûne intermittent que vous voulez mettre en place.

  • Certains se sentiront plus à l’aise dans la pratique du jeûne intermittent sec (sans nourriture ni eau).

  • D’autres préfèreront ne boire que de l’eau sans d’autres liquides.

  • Puis d’autres garderont tous les liquides en enlevant tous les solides.

 

Après, il faut s’entendre par ce qu’on entend par « liquides ».

En effet, tous les liquides ne se valent pas et certains ont un impact important sur la glycémie et donc ont l’effet d’un aliment solide sur l’organisme.

  → Par exemple, boire de l’eau, un jus de légumes à l’extracteur ou une infusion ne rompra pas le jeûne intermittent liquide.

  → Par contre, le thé et le café vont rompre le jeûne car ils demandent un travail de digestion et d’assimilation important.

Pour approfondir ce sujet du jeûne intermittent, allez faire un tour sur ma chaîne Youtube pour le podcast sur le jeûne intermittent (juste ici).

Jeûne intermittent et grossesse

Mais si aujourd’hui je vous parle de jeûne intermittent, c’est pour une raison bien particulière.

Car oui, j’ai pratiqué le jeûne intermittent durant toute ma grossesse.

Derrière cette phrase, je suis bien consciente qu’un certain nombre de peurs vont s’exprimer, parfois très violemment.

   • Inconscience,

  • Danger,

  • Carence…

  • Je crois que j’aurais tout entendu…

C’est pour cette raison qu’il me semblait important de faire une petite mise au point sur comment pratiquer le jeûne intermittent en période de grossesse.

Quel intérêt de jeûner pendant sa grossesse ?

Jeûner pendant la grossesse a un intérêt à ne pas négliger.

Celui de libérer une grande quantité d’énergie digestive.

Je m’explique…

En laissant son système digestif au repos plusieurs heures consécutives en ne lui donnant aucune nourriture, on libère de l’énergie.

Ainsi, au lieu d’utiliser cette énergie pour digérer, le corps va pouvoir l’utiliser pour la plus noble des causes: l’optimisation de l’évolution de la vie en nous.

Comprenez: avoir du temps pour pouvoir faire en sorte que la grossesse se passe le mieux possible.

Votre organisme, vos cellules ont donc plus d’énergie pour s’occuper du développement du foetus et peuvent donc mettre tout en oeuvre pour que votre bébé et vous soient au top de leur forme durant cette période de grossesse.

Je détaillerai plus bas comment cela se manifeste au niveau physique.

Ou du moins comment ça s’est manifesté chez moi.

Comment s'y prendre concrètement ?

Bien sûr, la grossesse est un état physiologique particulier, et il ne s’agit de faire comme si elle n’existait pas.

Jeûner 20h par jour du 1er au 9e mois, tête baissée, n’est très certainement pas la bonne méthode pour faire du jeûne intermittent un atout pour votre grossesse.

 

Toutefois, en jeûnant à l’écoute de son corps et de ses besoins, le jeûne intermittent peut vite devenir un état d’esprit qui nous aide à appréhender ce quotidien de femme enceinte qui va évoluer et changer pendant 9 mois.

 

Vous l’aurez compris: il faut absolument adapter sa pratique du jeûne intermittent à son stade de grossesse mais surtout à son ressenti personnel.

Jeûner quand on est enceinte est propre à chaque femme et la longueur de votre jeûne dans une journée ne fera pas de vous une meilleure maman.

Mais, il faut bien avoir en tête que faire l’effort de ne pas manger toute la journée sous prétexte qu’on est enceinte sera forcément bénéfique pour vous (diminution des symptômes désagréables de grossesse-voir l’article maux de grossesse et toxines) mais également pour le développement de bébé.

  • Pratiquer le jeûne intermittent pendant la grossesse, ça peut être simplement commencer sa journée par un jus de légumes et de fruits puis consommer des aliments solides 30 minutes à 1 heure après.

  • Le fait, tout simplement, de ne pas manger directement dès le réveil sera déjà un grand pas pour l’organisme.

  • De même, le fait de consommer des aliments solides faciles à digérer le matin (et tout au long de la journée si possible ) optimisera le nettoyage de l’organisme et vous fera vivre une grossesse beaucoup plus sereine et légère.

Quelles sont les limites ?

Il n’y a pas de limite particulière quand on pratique le jeûne intermittent en étant enceinte. Si ce n’est le bon sens et l’écoute de soi.

 Essayer d’instaurer au quotidien un rythme alimentaire à son corps ne veut pas dire lui imposer des habitudes figées et inadaptées pendant 9 mois.

La manière de pratiquer le jeûne intermittent doit évoluer tout au long de la grossesse.

Il faut accepter d’être souple et surtout de s’écouter au fil des semaines.

Prendre son premier repas de la journée à midi sera peut-être possible aux alentours du 4e ou 5e mois de grossesse mais certainement pas au 2e ou 8e mois, selon les femmes, bien sûr.

Il faut prendre en compte sa fatigue et les multiples changements physiques et hormonaux, tout en ayant en tête que manger toute la journée non-stop des aliments durs à digérer ne fera qu’augmenter la fatigue et les symptômes « désagréables » de la grossesse.

Donc, une seule limite: l’écoute de soi, de son corps et de son bébé.

Comment le jeûne intermittent a métamorphosé ma grossesse?

Pour commencer, il faut savoir que j’ai pratiqué le jeûne intermittent pour ma 3e grossesse.

Donc même si chaque grossesse est différente, j’ai tout de même un point de comparaison avec les deux premières grossesses.

Pour les deux premiers, j’ai eu des grossesses dites « classiques » avec des symptômes dits « normaux ».

A savoir, nausées et vomissements modérés tout au long des grossesses (surtout les 3 premiers mois, bien sûr). Mais également, mal de dos, sciatique ponctuelle, fatigue extrême, d’énormes envies de barres chocolatées sucrées et de sandwich en tout genre.

Aussi, des périodes alternées de constipation sévères et de diarrhées douloureuses.

La gynécologue me disait que tout cela était normal, qu’il ne fallait pas s’inquiéter…que ça passerait avec un cachet.

Admettons.

Mais comment expliquer que ma troisième grossesse fut absolument différente ?

   – J’en suis convaincue: les changements alimentaires de ces 4 dernières années et ma pratique du jeûne intermittent pendant cette troisième grossesse y est forcément pour quelque chose.

   – J’ajouterai même que c’est la raison principale.

Absence de vomissements et de nausées

Pour cette grossesse, je n’ai eu aucun vomissement, aucune nausée.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que mon corps n’avait pas besoin de provoquer volontairement des mécanismes de nettoyage pour rendre « clean » le petit nid de bébé étant donné que le fait de jeûner, notamment le matin, accomplissait cette tâche naturellement.

De plus, puisque je ne consomme (quasiment) plus depuis 4 ans des aliments qui encrassent l’organisme, ce dernier n’a pas de grande quantité de déchets et de toxines à éliminer et à évacuer.

En effet, de manière générale, plus vous avez encrassé votre corps d’aliments inadaptés à l’être humain, plus le nettoyage et l’évacuation de ces déchets sera importants voire violents (genre vomissements et nausées tous les jours, plusieurs fois par jour).

Plus vous limiterez la quantité d’aliments ultra-transformés et durs à digérer pour l’organisme, et plus vous laisserez à votre corps du temps pour se reposer et s’auto-nettoyer naturellement, plus les mécanismes de nettoyage de début de grossesse se feront en douceur et seront supportables.

Une digestion améliorée

Au niveau digestif aussi, c’était le jour et la nuit, surtout entre la deuxième et la troisième grossesse.

 

Etant donné que je pratiquais le jeûne intermittent, la charge digestive était considérablement diminuée.

J’allais à la selle tous les jours, même en fin de grossesse.

Les seules fois où j’ai eu des troubles digestifs, c’était en toute fin de grossesse, quand je mangeais des aliments un peu trop consistants, mais rien de plus.

 

Mon jeûne intermittent a évolué tout au long de ma grossesse car il était important pour moi d’écouter mes besoins.

 

Les 3 premiers mois, je mangeais mon premier repas de la journée (un jus) entre 14h et 15h voire 17h parfois. Je me sentais bien, légère.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, je ne me sentais pas affaibli.

Mais je pense que le fait de pratiquer le jeûne intermittent au quotidien depuis plusieurs années y est sûrement pour quelque chose.

 

Attention !! Le but n’est pas de faire comme moi.

Je partage avec vous ici mon expérience mais chaque femme est différente. Comme je le disais plus haut, commencer sa journée par un jus et manger vers 10-11h, c’est déjà laisser la possibilité à son corps de prolonger le nettoyage de la nuit.

 

Le 4e mois correspondait au mois de Ramadan que j’ai pu jeûner sans difficulté car la rupture du jeûne était à 19h. (j’avoue que la dernière heure était parfois un peu dure mais rien d’insurmontable).

 

Pour les 5e, 6e et 7e mois, j’ai avancé mon premier repas à 13h environ car je ressentais le besoin d’apporter plus d’énergie à mon corps. Le poids du ventre commençant à se faire bien sentir, je ressentais le besoin de manger plus tôt dans la journée pour être en forme.

 

Pour les mois 8 et 9, la plupart des jours, c’était midi. Et ce, jusqu’au début du travail…

Moins de fatigue et moins d'envie d'aliments sur-transformés trop gras, trop salés, trop sucrés

Au niveau des envies, c’était aussi totalement différent.

Au début et en fin de grossesse, je ressentais le besoin de consommer beaucoup de corps gras comme les avocats, les produits à base de coco, les olives, la viande et le poulet, les jaunes d’oeuf, les oléagineux…

Alors qu’en milieu de grossesse, c’était plus les fruits et les jus de légumes (il faut dire aussi que cette période tombait en été, donc mes envies étaient de saison)

 

Je n’ai pas du tout eu d’envie de sandwich ou gâteaux industriels…

Je me souviens même d’une fois vers 7 mois de grossesse, où je me suis dit « Vas-y, fais-toi plaisir, vas dans une boulangerie ou au supermarché et mange ce que tu veux, ce dont tu as envie, sans réfléchir ». Eh bien croyez-moi, croyez-moi pas, je suis ressortie avec un kilo de raisin, et c’est tout…

Rien d’autre ne me faisait envie, car mon corps n’en avait tout simplement pas besoin puisque mes besoins étaient comblés au quotidien.

 

Et niveau fatigue et énergie, je me sentais vraiment en forme de manière générale.

Si ce n’est peut-être à partir du 7e mois où je me sentais tout de même un peu fatiguée…

Le poids du ventre, les deux grands à gérer, le foyer, le travail (à la maison ouf!), tout cela contribuait à la fatigue…

Mais absolument rien à voir avec l’épuisement des deux premières grossesses.

J’espère que ce témoignage vous sera utile et vous prouvera qu’on n’est pas obligé de manger dès le réveil jusqu’au coucher pour vivre sa grossesse en pleine santé.

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